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Votre internet n’est pas le mien
Votre internet n’est pas ne mien.
L’éPURation de l’internet Français est en marche. (comme si internet avait des frontières…)
Oui, il existe un internet imPUR qui souille la blanche innocence de l’internet mis en œuvre par l’industrie des loisirs numériques.
Cet internet imPUR est celui de la libre circulation des œuvres en toute légalité, celui du partage de la connaissance et de la culture.
L’internet des cultures libres n’a aucun avenir, et c’est bien triste.
Le bon internet, le bon pain bien chaud sorti du four, c’est celui de l’industrie des loisirs numériques relayé par les fournisseurs d’accès qui veulent, telle la grenouille être aussi gros que des bœufs en devenant éditeurs de contenus, là où ils n’auraient du rester que fournisseur d’infrastructures, maitres d’œuvres en aménagement des territoires numériques.
Mais on aime tout mélanger, tout proposer, capter le consommateur dans un piège virtuel savamment organisé autour de ses lacunes, son ignorance chronique de ce que l’on peut faire avec l’internet, de ce qu’est réellement l’internet.
Les markéteurs et financiers de tout poils ont un bel avenir avec cet internet exclusivement destiné à leur usage , ainsi PURifié lors de la sainte cérémonie de l’eG8, lavé de la souillure des faux rebelles, des gugusses dans leur garage, des cultures libres qui sournoisement empêchent l’hégémonie industrielle totale.
Enfin arriver à orienter les consommateurs dans les canaux de distribution , les empêcher de penser à autre chose qu’acheter quand ils naviguent sur internet.
Penser Internet = Penser Payant
Leur rêve deviendra bien vite réalité, relayé par les collectivités territoriales qui vont, tels les bras armés de l’industrie des loisirs numériques, passer la consigne , porter la bonne parole, l’évangélisation du minitel 2.0 est en marche.
Quelle honte!
Quelle honte de faire appel à nos élus, qui ont vraiment bien d’autres problèmes à appréhender tous les jours, et leur demander d’être les relais d’une entreprise politique irresponsable et nocive à l’endroit de la liberté, du libre arbitre, de nos concitoyens, parce que cette politique est bien et restera celle de l’appropriation sauvage par quelques industriels d’un système de communication dont la vocation est de n’appartenir à personne justement, d’être universel et au service de tous.
Ne nous trompons pas, sous les sigles Dadvsi, loppsi, Hadopi, CNN, PUR, et autres se cache la récupération et la sécurisation d’un marché PURement commercial.
Cela a commencé en 2006 avec la loi DADVSI et n’est pas près de s’arrêter, tant qu’un « dissident » bougera encore, qu’on osera pas penser comme eux, on frappera et re-frappera.
Il s’agit simplement d’un détournement de bien public universel au profit de quelques uns.
Je ne le répèterai jamais assez, le respect droit d’auteur n’a absolument rien à voir dans tout ça, c’est un prétexte, rien de plus.
Et cela est nocif à l’endroit des artistes et des créateurs avant tout, puis à l’endroit des publics.
Si l’on voulait vraiment porter les notions de respect du droit d’auteur, il faudrait, en plus de la gestion collective, expliquer:
- Le publishing
- Le copyright
- Les licences libres (LAL)
- Les licences ouvertes
Le tout sur un même pied d’égalité de traitement, et ce n’est visiblement pas du tout le cas, ces gens ne s’embarrassent pas du lourd fardeau de l’équité et du respect de tous.
Bien expliquer la gestion individuelle du droit d’auteur et la gestion collective, quels en sont les enjeux internationaux, l’OMPI, la convention de Berne.
Au lieu de cela on nous assène le E de sacEm, on nous assène qu’il faut « sauver » la création et que la seule manière de la faire est de « pacifier » internet, d’avoir soi-disant des usages « responsables ».
Tout en prônant des solutions complètement injustes à l’endroit des artistes comme les offres de streaming payant par abonnement mensuel.
Les artistes ne gagnent presque rien avec ces systèmes!!!!
La seule chose qu’il s’agit de sauver ici , ce sont bien les revenus de quelques industries.
Mais qu’est-ce que c’est que cette imposture ?
Combien de temps allons-nous rester spectateurs de cette mauvaise plaisanterie?
Votre internet ne sera jamais le mien!
Mon internet, il est libre et joyeux.
C’est l’internet de la communication sans entrave, de la démocratie, du partage de la connaissance et de la culture.
Mon internet, c’est celui de la tolérance, du libre arbitre, du respect de tous.
C’est un internet ou circulent sans entraves plus de 200 000 000 œuvres sous licences libres et ouvertes, en toute légalité.
Certes, de temps à autre, sur mon internet, on rencontre des malfaisants qui tentent les uns d’escroquer, les autres de voler ou que sais-je encore.
Mais c’est comme dans la rue, il y a aussi des policiers sur mon internet (des gendarmes d’ailleurs pour le coup).
Et ce serait bien de leur donner un peu plus de moyens, à ceux qui font un vrai travail de police…
Ces actions délictueuses ne peuvent en aucun cas justifier le fait de priver mon internet de liberté et de démocratie.
Parce qu’alors c’est renoncer à ce que nous sommes naturellement, c’est à dire des être humains libres qui communiquent et partagent nos connaissances, notre culture.
La politique de la terreur et de la répression à coûté sa tête à Robespierre, messieurs les « puissants de la régulation hypocrite et à dessein de l’internet » méditez bien sur cette phrase.
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Christophe-E le juin 7, 2011 à 7:51 , et placée dans Billets d'humeur. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |